• Les Vraies limites du Pays de Caux

    Le Pays de Caux est sur un plateau. Comment alors peut-il être mis dans le Bassin-parisien selon Wikipédia, l'encyclopédie du moindre, et les wikicrétins qui la rédige ? Puisque Bassin est le contraire de Plateau…, lesquels ayant, en écrivassiers liges de l'état destructurateur français, pris à dessein une carte mal dessinée par Raymond Mensire auteur normand et "historien" médiocre, Cauchois certes, mais suspect dans ses idées arrêtées quant au cauchois et Pays de Caux frisant la querelle de clocher… ("auteur" ou plutôt, qui a commit un livret sur le cauchois ridiculement succinct, dans lequel il ose même affirmer qu'il n'y a pas de mots cauchois pour "cabinet" & "diarrhée", à croire que les paysans du cru en étaient dispensés, ce serait risible si ce n'était bête à pleurer. Mais ne lui jetons pas la pierre ; enfin, pas trop grosse, puisqu'il écrit avec lucidité dans son ouvrage, que celui-ci est sans prétention…, bel aveu, c'est tout dire, et je m'arrête là, car c'est déjà trop en parler.). Après la séparation malheureuse de la Normandie en deux, voilà qu'on veut faire de même avec le Pays de Caux, en lui rognant carrément sa partie orientale. Où et quand s'arrêtera le déni de la Normandie par les "pseudos historiens" révisionnistes ou des soi-disant rédacteurs d'une Encyclopédie libre (truffée d'erreurs, pour exemple, allez voir la Normandie de 911, sur :

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Atelier_graphique/Cartes/Archives/f%C3%A9vrier_2008 carte fausse que l'on rencontre chez divers "conférenciers"…) ?

    Selon mensire: Limésy vient du latin lime : "frontière", et pourquoi les Calettii (des gaulois-belges) auraient-ils employés le latin, langue de leur ennemis les Romains, alors que la langue des armées romaine était la koinè (grec  commun ; César lui-même, ayant écrit son livre De Bello Galicae : "La Guerre des Gaules" en grec). Pourquoi ne pas voir plus simplement, la racine de Limésy dans le gaulois Limo/Lemo : "orme". D'aucuns cherche la frontière Est du Pays de Caux des Caletii, et elle nous crève les yeux, car c'est l'Andelle (de la source à Pitres), du gaulois Ande : "frontière", et le géographe Onésime Reclus en fin lettré, y situait la frontière des Cauchois ; car il serait plus que bizarre que cette frontière soit selon certain une forêt, alors que du temps de César, la Gaule était une immense forêt, ou même qu'une rivière frontière fut située en plein pays Véliocasse. Or c’est César qui mentionne et situe les tribus Gauloises et Belges, et pour punir les Caletii d'avoir envoyé le double de troupes que les Véliocasses à Alésia, il concède à ces derniers une portion du territoire Calète, ainsi que la rive gauche de la Seine des Damps et Saint-Severs à Quillebeuf et la Touques (future Roumois), qui était aussi un territoire Caletii, gagné sur les Lexovii.

     

    Actuellement, la véritable frontière Est du Pays de Caux (qui a gardé le patois cauchois), est la rivière qui porte le nom des Caletii/Calètes/Cauchois c'est-à-dire le Cailly, avec près du bourg du même nom, le Mont Caille (mal orthographié Gaille), qui était un des monts sacré des Calètes (le terme Kall désignant les Cauchois, comme Kallot/Kallott: "caillot/caillote" désignent les enfants cauchois). C’est d'ailleurs la localisation d'un Mont de Caux, qui permet à Mensir de situer la frontière Nord-Est du Pays de Caux vers Dieppe. Pourquoi n'a-t-il et n'a-t-on pas suivit cette logique jusqu'au bout ?

     

    Mais il rajoute, - « il y a 2 sortes de Cauchois » : 

     

    p. 55 (d'après A. G. De Fresnay) à Cats (Pays de) – Le pays de Caux (Caletensis ager) ne s'entend aujourd'hui à peu près que des arrondissements du Havre, d'Yvetot et de Dieppe (ce qui sous entend qu'à l'origine le territoire en était plus étendu). On distingue le Haut-Caux du Bas-Caux. (V. Basnage, t. I. p. 487, 1778.) . 

     

    Je vous donne leurs surnoms en ruſkall/ruskall/vieux cauchois, dans ce blog (tirés de mon dictionnaire-encyclopédique Normand-Français / Français-Normand), il y a l' : 

     

    - Enſunt: [ēsūt] m.s.  

     

    "Ensunt" (Cauchois Occidental, du plateau),et l' :

     

    - Amuntæ: [amuntê] m.s.

     

    "Amontais" (Cauchois Oriental, à l'Est d'une ligne, passant de Fécamp à Lillebonne). Selon A. G. De Fresnay (Mémento tirés du Patois Normand en usage dans le Pays de Caux, Rouen 1885), il comprend tout ou partie du territoire des cantons de Pavilly, Yerville, Offranville, Doudeville, Bacqueville, Longueville et Fontaine-le-Dun, surnom sans doute donné à cause des nombreuses collines le parsemant. Et pour le Pays de Caux, Georges Baudrillard en plus des 3 arrondissements du Havre, d'Yvetot et Dieppe, y comprenait avec raison les cantons de Buchy, Clères, Maromme, Duclair, Pavilly et Saint-Saëns.

     

    Mais par ailleurs, c'est par un autre surnom normand, que les Normands occidentaux désignent les KallŔ: "Cauchois" :  

     

    - Floker: [flokèr] m.s.  

     

    "hautain/opiniâtre" (sobriquet des KallŔ: "Cauchois", du norrois Flokinn, parce que les Cauchois étaient réputés durs/fiers/mièvres/madrés/retords en affaires, en Normandie comme à l'étranger, franco-patoisé Floquet, les pseudo-linguistes le font provenir du français Flocon, disant que le Cauchois est mou ou tout du moins réputé pour sa mollesse, voilà comment on fausse la donne de l'histoire & désinforme sciemment, pour mieux rabaisser un peuple dans l'esprit des gens malléables (des moutons de Panurge, aux veaux du Général de Gaulle). Surnom présumant un rapport certain avec ce sobriquet puisqu'il vient des keltiſkr Kat/Kad: "combat" et Kaleto: "dur". 

     

    Pour les deuxièmes, le Petit-Caux était appelé : 

     

    Talou (nom venant du gotiſka Tal: "val[lée]"), ancien comté Cauchois au Nord-Est du Pays de Caux, peuplé à l'origine par les Catuslugii, qui se rattachaient aux Gaulois-Belges Caletii en tant que parents. Sa frontière Sud-Est la Béthune inclue Neufchâtel, correspondant au plateau s'étendant de la vallée de la Scie à l'West, du port d'Arques la Bataille (qui ne donna le nom de Comté d'Arques à la partie Sud-West du Talou, que durant 27 années), à la vallée de la Bresle au Nord-Est, jusqu'à la forêt d'Eu (le Comté d'Eu en fit partie jusqu'à l'an 1000), & la contrée dite Bas-Champs, du Tréport à Cayeux, Ault-Onival & Lonchères inclus (que la France ethnocide place au Vimeu). 

     

    De plus chez les Kelts (Celtes), un peuple fort créait une ville forte chez un peuple client, cité peuplée de ses ressortissants. Ce qui pour les Calètes se concrétisa par la création de Rothomagus/Rouen, le Purin : parler rouennais se rattachant au cauchois ; et de tout temps les Cauchois furent majoritaires à Rouen. De même que le Roumois (portant le nom tribal des Rous, qui n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire le Pays de Rouen), avec pour ville principale Quillebeuf (au nom norrois) qui était une création gauloise-belge, consécutive au débordement sur la rive gauche de la Seine, des Calettii. Quant à l'expansion des Calettii elle se concrétisa plus au Nord, par la création du Cayeux et de Calais. Car s'il faut parler de Lime en tant que limite/frontière pour parler de Limésy, je rajouterais que les frontières sont faites pour être reculées, la preuve en est au Sud, du franchissement de la Seine par les Calettii, et de leur expansion obligée vers l'Est. Car si réduire le Pays de Caux à ses frontières virtuelles de l'West (comme essayent de le faire accroire les pseudos-historiens de Wikipédia), autant parler de la France uniquement en l'incluant dans ses limites "naturelles" de l'Île de France… !  

     

    Mais tout cela, vous ne le trouverez pas sur Forum Babel, Wikipédia, Normanring ou Forum normand, car quand il s'agit de culture, de légendes et d'histoire normande, mieux vaux les oublier : "Que peut-on attendre de bien des Béotiens ?".


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  • Kallr stórria öð Meſtr Krak: « Histoires cauchoises de Maître Krak »

     

    Ce sont des histoires rocambolesques, typiquements cauchoises appelées Krakré(Ŕ): [krakri:] f.s.(p.) "menterie/hâblerie" (en ruſkall/vieux cauchois, franco-patoisé Crackrie, et mal francisé par Craquerie).

    On trouve les KrakréŔ en historiettes, le héros en est généralement Meſtr Krak: [mêt krak] "Maître Krak", comme celle-ci:

    - Af Ēn brúta úwi á Landar Kall, í snjóa tanbųke og rúdd ke, Mr. Krak en rippan sú ín Tréģ, pu as stallaſt en lú él, sén kwa atakit á gaú úal stöpull öð Blákkúíll kerk.


    - Pendant un hiver rigoureux au Pays de Caux, il neigea tant et si fort que, Mr. Krak en déplacement dans sa contrée, pour se reposer dans la tourmente, attacha son cheval au coq du clocher de l’église de Blacqueville.

    Ou en petits poèmes, comme cela:


    - Kank Mr. Krak re′t enſhiförne,

      Lú brik d’Sænk Walríkr fári lųfta.

      Því s’í þen rplík á akſæma, 

      Tolit bátia allo sú werka.


    - Quand Mr. Krak est enrhumé,

    Le pont d’Saint Valery faut lever.
    Car s’il s’en vient à éternuer,
    Tous les bateaux iront s’échouer.

    Extraits de mon livre CD de Contes et légendes de Normandie, intitulé:

    - Þé kunnr Hellokin (Les contes d'Hellekin, contes & légendes cauchois et autres de Normandie).

     

     


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  • Les contes d'Hellekin, contes & légendes cauchois et autres de Normandie

    Tiré de mon livre en partie bilingue, normand-français:

    - Þé kunnr Hellokin (Les contes d'Hellekin, contes & légendes cauchois et autres de Normandie), Rouen 1985/ © 2010.


    Première page:

     

                                                  Þé Kunnr Hellokin:     

     

       ÁttfĒ awa lú mál donis að vorir söþarria tímaſkiptir, uju Marr, árir re’tan ín vorir sjónarmiði◊ja, dehotta wegr dó noŔ nætr. Málpertví er álú perþúis uju Hri◊ard, lú gobblin flabin, ó þar lori felman með kök pundr, og uju Hlutinn bali lut á os valda konſekanr mehannia. Lúö maúſfiþ gógg, spákona á hjartaſtĒnn, godinett öð rĒ poltergeųſtr, as hĒte  Helkin, núl lú awád piſh, en treųtó powa áheųr, eŔ lúö kuë, að konſekanr hurr kreviŔ og garmentölr ó mehanni svartr þrúmútia. Af sén mæſfækr, no oblas niks; malúë as sjá ki á nóttu, wer lú fhrím stormar, hon kroßeŔ ín wegr aljós-fórar as mantel! Kj  parra á sefa öð álúö smaggans, Hellökin Marrkonu◊r; endĒ lúö karmeß uju lú kaú k'mar fenn. 

     

                                                   Les contes d’Hellequin : 

       Jadis est le terme donné à l’époque antérieure à la nôtre, où les Marr, esprits situés dans nos fantasmes, parcourent les chemins de nos nuits. Malpertuis est leur antre où Ringard, le servile gobelin, vous y conduira traîtreusement moyennant quelques livres, et où Laudinn prendra plaisir à vous causer grands malheurs. La méchante géante, devineresse au cœur de pierre, maîtresse du roi des poltergeis, du dénommé Hellequin, nul ne le voit jamais, mais tous peuvent l’entendre, et sa suite, à grands bruits d’armures et de lamentations vous tourmentera les soirs d’orages. Par ses méfaits, on ne l’oublie jamais ; malheur à ceux qui nuitamment, sous le frimas des tempêtes, ont croisés en chemin les feux follets de son manteau ! Qu’ils s’apprêtent à assouvir de leurs effrois, Hellequin roi des Marr ; la kermesse finit où le cauchemar commence.

     

     

     

     


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    Hellokin en sén embætti: (paroles en vraie langue normande)

     

     

     

    Hellokin en sén embætti

    Á merkin dó sén troket

    Sén skú re′ta lúrihræþ 

    Tire úal stahminnes.                     


    (lúr)

    -          Af herlin fiſk

             piſh kin fréd

             miðnótt ųs gagg

                   Herlinkinųs 

                   úal menné Helkin.

     

    Hann bjóð Ēn brjoſtſhųkr

    Mélðr ke wutr stik opa

    Das koklinŔ d'huna◊ſkaka

    MĒ skrafſamur kos hon sag. 

    (lúr)…

      

    Í awa graß prálmöndlur

    Ben bų koſtaú ke hnefir

    MĒ graßar ke dwí bóſhia

    Hver ín ųðŔ wambĒs re′tá. 

    (lúr)…

     

    Aw bomdóranŔ fagrria

    Pu mĒnhægr petkjot knall

    Og as þé böloſt fillia

    Kos kalles þau re′tá lifandi.

    (lúr)… 

     

    La chanson d'Hellequin

     

     

    Hellequin dans son office : (traduction en français)

     

    Hellequin dans son office

    A la marque de son troquet

    Son enseigne est la musique

    Parti de l'estaminet.                     


    (refrain)

      -  De tapage fait  

         pas chien dépense

               minuit bruit mène

               Herlequinus

               de la Mesnie Hellequin.

     

    Il propose un sucre d'orge

    Meilleur que votre bâton

    Des coquelins de pain d'épice

    Plus causant que vous dit-on.

    (refrain)…

      

    Il a de grosses pralines

    Bien plus costaud que les poings

    Plus grosses que les 2 bosses

    Qui sont dans votre pourpoint. 

    (refrain)…

      

    Il a de belles pommes d'oranges

    Pour les bons petits enfants

    Et de si beaux portraits d'anges

    Qu'vous diriez ils sont vivants.

    (refrain)… 

     

     

     

     

     


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  • Seules les très anciennes maisons à colombages parlent, exemple en Bretagne:


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